Les résultats de cette nouvelle édition du baromètre marquent une étape dans la relation positive entre les Français et l'atome. Fin 2025, 61% des Français déclarent que le nucléaire est un atout
pour le pays. Ce chiffre témoigne d'une progression constante et solide : +14 points depuis la création du baromètre en 2019, et encore +4 points par rapport à la dernière mesure de 2023.
Le nucléaire
fait aujourd'hui consensus. Le camp des opposants, percevant la filière comme un « handicap », est devenu marginal, ne représentant plus que 6% de la population. Cette bascule démontre une prise de conscience accrue
des Français sur les questions énergétiques : ils considèrent désormais clairement le nucléaire comme une solution d'avenir, indispensable à l'équilibre du pays. La part de ceux qui anticipent
un mix nucléaire / renouvelables continue d’ailleurs d’augmenter (68%, +2 points depuis 2023).
Ce soutien repose sur une prise de conscience des enjeux géopolitiques et économiques actuels. Le nucléaire est perçu comme le garant de l'autonomie stratégique de la France:
L'image de la filière a profondément évolué. Le nucléaire est désormais salué pour sa contribution majeure à l'économie et à la réindustrialisation des territoires. 60% des Français
(+19 points depuis 2019) considèrent que le secteur est un vecteur de dynamisme économique et de création d'emplois.
L'enquête met aussi en lumière un signal encourageant pour l'avenir : l'attractivité
de la filière auprès des jeunes. Les 18-24 ans identifient massivement le nucléaire comme un secteur d'avenir professionnel. 72% d'entre eux estiment que le nucléaire crée des emplois et offre des opportunités
de carrière.
Cette perception rejoint la réalité des investissements massifs réalisés par la filière et des recrutements lancés ces dernières années. Le nucléaire est
perçu comme une industrie de pointe, pourvoyeuse d'emplois qualifiés, durables et non délocalisables, participant activement au redressement productif du pays.
Alors que le soutien au nucléaire s’ancre dans l’opinion publique, l’étude révèle par ailleurs une situation préoccupante concernant une perception toujours incomplète des Français sur
les implications environnementales du nucléaire. La part des Français estimant que celui-ci contribue à la production de CO2 reste majoritaire à 52% après des améliorations significatives en 2021 et 2023.
Et ce chiffre atteint 69% pour les jeunes de 18 à 24 ans ! Une perception qui alerte sur la compréhension des faits scientifiques.
Dans un contexte où 56% des répondants considèrent la lutte contre le
dérèglement climatique comme le principal défi environnemental auquel seront confrontées les générations futures – devant la préservation des ressources naturelles (39%), la gestion des déchets
plastiques (30%) ou encore de la biodiversité (24%) – il convient de rappeler que l’un des principaux atouts du nucléaire réside précisément dans sa capacité à produire une électricité
bas carbone, et constitue à ce titre un enjeu majeur.
L’enquête Ipsos-BVA pour Orano a été́ réalisée par internet du 12 au 19 novembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 504 personnes, représentatif de la population française âgée
de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne
interrogée et de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération. Les différentes données comparatives mentionnées dans ce communiqué et dans l’enquête
font référence aux résultats d’une précédente enquête réalisée par BVA pour Orano en 2023, 2021 et 2019.