MOX, un assemblage issu du recyclage du combustible nucléaire

La France a fait le choix, il y a plus de 50 ans, du recyclage du combustible usé pour valoriser la matière nucléaire et pour réduire la quantité et la dangerosité des déchets les plus radioactifs. La matière nucléaire est réutilisée pour fabriquer de nouveaux combustibles, tels que le MOX, qui fourniront à leur tour de l’électricité. Un savoir-faire reconnu dans le monde entier et qui s’exporte.

Vous avez dit MOX ?

 

Cet assemblage issu du recyclage de combustibles usés a déjà alimenté 44 réacteurs dans le monde et contribue à fournir 10 % de l’électricité nucléaire produite en France. Une mine d’énergie pour l’avenir : depuis l’utilisation du MOX en France, 18 000 tonnes d’uranium naturel ont été économisées, soit plus de 2 ans de consommation du parc nucléaire français.

Les déchets radioactifs ont plusieurs origines

Le saviez-vous  

« 1 assemblage du combustible MOX permet d’éclairer une ville de 100 000 habitants pendant un an

Deux sites industriels au service du traitement-recyclage du combustible usé

 

Deux usines Orano couvrent les opérations de traitement et de recyclage du combustible usé des clients électriciens français et étrangers. Situé à 25 kilomètres à l’ouest de Cherbourg, le site de la Hague assure la première étape du recyclage des combustibles usés provenant des réacteurs nucléaires du monde entier. C’est le premier centre industriel de ce type dans le monde avec plus de 1 000 tonnes de combustibles usés traités chaque année.

 

Situé dans le Gard, le site de Melox  fabrique des assemblages de combustibles MOX destinés à alimenter les réacteurs à eau légère de production d'électricité. Orano Melox est l'usine de référence mondiale avec près de 3 100 tonnes produites depuis le démarrage de l’usine.

Le saviez-vous ? 

«Grâce aux technologies d’Orano, uniques au monde à l’échelle industrielle, 96% du combustible nucléaire usé utilisé dans les réacteurs est recyclable.

Etape 1 : La réception et l’entreposage des combustibles avant traitement

 

A leur arrivée sur le site de la Hague, les combustibles sont extraits de leur emballage. L’opération s’effectue à distance, à l’aide d’équipements automatisés dans des salles dont les murs de béton mesurent 1,20 m d’épaisseur. Après leur déchargement, les combustibles séjournent en piscine, sous 9 m d’eau, pendant cinq ans en moyenne, période durant laquelle les combustibles baissent en température et leur radioactivité décroit de façon naturelle.

Etape 2 : La séparation des composants et la récupération des matières valorisables

 

Après leur séjour en piscine, les combustibles sont cisaillés avant d’être plongés dans une solution d’acide nitrique qui dissout la matière nucléaire. Un atelier chimique se charge de séparer les matières recyclables des déchets ultimes, non valorisables. A l’issue de ces opérations, 96 % de la matière est valorisable. Le plutonium et l’uranium sont à leur tour séparés et purifiés. Le plutonium mélangé à de l’uranium appauvri permet de produire un nouveau combustible MOX (mélange d’oxydes d'uranium et de plutonium).

Accroître la quantité d'électricité  produite avec des matières recyclées

 

A partir de 2025, le recyclage de l’uranium contenu dans les combustibles usés portera à 25 % la quantité d’électricité produite avec des matières recyclées. Un chiffre qui pourrait atteindre 30 % grâce au MOX 2, nouveau type de combustible issu du multi-recyclage des combustibles nucléaires, qui sera utilisé dans les réacteurs à eau pressurisée et plus tard, par une nouvelle génération de réacteurs à neutrons rapides.

Economies de matières premières liées au recyclage
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