Renouveler les installations de traitement et recyclage des combustibles nucléaires est un défi collectif : celui d’un pays, d’un territoire et d’une filière. C’est le message qu’a porté le ministre délégué à l’industrie Sébastien Martin, qu’Orano a eu le plaisir d’accueillir sur le site de la Hague, en amont du comité stratégique de l’Aval du futur qui s’est tenu à Saint Lô.
Nicolas Maes, directeur général d’Orano
Mis en place fin 2024, le Comité Stratégie Aval du futur (COSTRAT) est l’occasion de présenter les perspectives de création d’emplois industriels liés aux projets à venir dans la Manche, et d’arrêter
une série d’orientations stratégiques pour l’année 2026.
Le COSTRAT a principalement été constitué pour suivre l'avancement du programme Aval du futur. Ce comité associe Orano et ses partenaires : le conseil régional de Normandie, le conseil départemental de la Manche, les communes de La Hague et de Cherbourg-en-Cotentin. Il a été mis en place pour préfigurer les incidences du projet sur le logement, l'emploi et les transports. Par ailleurs, le COSTRAT intègre également les besoins et les perspectives de Naval Group et EDF, les deux autres grands donneurs d’ordre du territoire du Cotentin.
Entre 2025 et 2034, 6 000 emplois industriels supplémentaires seront créés dans la Manche, dont la moitié sera basée sur les sites industriels d’Orano la Hague, d’EDF Flamanville et de Naval Group. Pour permettre
cette montée en charge, le ministre a annoncé à l’issue de la réunion de ce 12 janvier trois dispositifs structurants pour le territoire :
Porté par Orano, le programme Aval du futur vise à renouveler les usines de l’aval du cycle afin de pérenniser la stratégie de traitement et de recyclage des combustibles usés au-delà de 2040. Ce programme
s’inscrit dans la relance du nucléaire français, et dans le cadre des décisions des conseils de politique nucléaire des 26 février 2024 et 17 mars 2025.
Pour Nicolas Ferrand, directeur du programme Aval du futur : L’Aval du futur est bien sûr le programme d’Orano mais c’est avant tout un programme d’ampleur pour la France et l’ensemble de la filière nucléaire. L’usine que nous concevons aujourd’hui sera exploitée au-delà de 2100. C’est un formidable héritage nous léguerons à nos enfants et nos petits-enfants.
L’occasion pour Stéphanie Gaiffe, directrice du site de la Hague, de revenir sur les enjeux du site : La performance de nos usines actuelles sera essentielle pour accompagner l’Aval du futur. C’est pourquoi nous avons lancé le programme pérennité-résilience pour prolonger et sécuriser la capacité de production de nos usines au-delà de 2040 et ainsi permettre, à l’Aval du futur, de préparer et de construire l’outil industriel de demain. C’est un enjeu essentiel que nous partageons avec l’ensemble des parties prenantes du territoire.