Orano - Rapport annuel d’activité 2025 95 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE 3 Plan de vigilance En 2025, le site de Malvési a procédé au remplacement de son compresseur d’air comprimé principal. Cette opération d’amélioration énergétique permet une réduction annuelle de la consommation électrique de 500 MWh, contribuant ainsi à l’optimisation des performances énergétiques du site. L’objectif d’Orano la Hague comme celle du groupe est d’atteindre une performance énergétique de 10 % à l’horizon 2030 par rapport à 2019. Ainsi, le plan de performance énergétique mis en place en 2021 a permis de faire plus de 7 % de performance soit d’économiser de façon pérenne (hors effets de production ou de météo) 48 GWh par an par rapport à 2019. Pour la moitié, ces résultats sont dus à des chantiers d’amélioration comme l’installation de LED, l’arrêt de l’eau surchauffée sur certaines périodes, le remplacement de moteurs comme ceux de la ventilation ou encore l’écoconduite des installations. Pour l’autre partie, il s’agit essentiellement de la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de production de la vapeur basée sur un mix entre production par chaudières à fuel ou électriques. Le site de la Hague est également depuis 2022 certifié ISO 50 001, une norme internationale qui aide les organisations à améliorer leur performance énergétique en mettant en place un système de management de l’énergie (SMÉ). Éco-performance et économie circulaire Ces dernières années, Orano a effectué le renouvellement d’une partie de ses capacités de production et opère maintenant, dans nombre de ses secteurs, des usines uniques dans leur catégorie. Ces renouvellements ont également permis des améliorations en termes de sûreté et d’environnement grâce au choix des meilleures technologies disponibles. Les investissements dans les nouvelles technologies induites par ces objectifs et la démarche d’éco-performance initiée en 2004 ont contribué à ce qu’Orano atteigne des résultats significatifs en matière de réduction de son empreinte environnementale. Depuis 2004, le groupe a ainsi réduit de 80 % ses émissions de gaz à effet de serre (scopes 1 et 2 market-based). Afin de poursuivre la baisse de son empreinte environnementale, Orano continue de mettre en place sur ses installations des actions ciblées de réduction des prélèvements dans les milieux naturels et des consommations de matières et d’énergie par une recherche constante des possibilités de valorisation des déchets. Ainsi, à l’occasion du renouvellement et de la mise en service de ses nouvelles installations dans l’amont du cycle, les meilleures techniques disponibles ont été prises en compte, permettant de réduire considérablement les prélèvements, les consommations et les rejets de ces activités. En 2025, le groupe a renforcé sa démarche écoconception en mettant à jour sa feuille de route écoconception 2025-2030. Cette feuille de route est portée par une équipe projet dédiée et comprend le déploiement d’une méthodologie d’évaluation des enjeux environnementaux. À fin 2025, 76 % des projets supérieurs à 20 millions d’euros suivent cette démarche. Un réseau écoconception, composé de référents dans les différentes Business Units du groupe, a également été créé avec pour objectif notamment de poursuivre l’ancrage de la culture écoconception et de capitaliser sur le retour d’expérience. Orano contribue par ailleurs à l’économie circulaire en recyclant les combustibles nucléaires usés dans ses usines de la Hague et de Melox, afin de réduire la quantité et la radioactivité des déchets les plus radioactifs. Ainsi, les procédés d’extraction et de séparation des matières recyclables (uranium et plutonium) de la Hague permettent de récupérer et réutiliser les produits chimiques mis en œuvre lors des opérations. Grâce à son savoir-faire dans le recyclage et la valorisation des métaux stratégiques, Orano explore de nouveaux champs d’activité et développe ainsi un projet de recyclage de batteries de véhicules électriques. Orano promeut également le réemploi via sa plateforme Nuclear Market Place permettant le partage d’équipements industriels sous la forme de location/prêt ou de vente/don entre les acteurs de l’industrie nucléaire française. La prévention du risque lié à la gestion des déchets radioactifs Description du risque Les activités d’exploitation, de démantèlement et d’assainissement des installations nucléaires du groupe génèrent des déchets radioactifs qui peuvent présenter un risque pour l’environnement et les populations environnantes. Prévention du risque Ces déchets sont classés en fonction du niveau de leur activité radiologique (conformément aux niveaux usuellement appliqués : très faible, faible, moyenne ou haute), et de la durée de vie des radioéléments qu’ils contiennent (très courte, courte ou longue). Pour y remédier, Orano consacre une partie significative de sa vigilance à la gestion et au traitement des déchets radioactifs. Ici encore, sa stratégie fait l’objet d’un suivi et d’un contrôle de l’ASNR. Gestion des déchets conforme aux exigences nationales et européennes Orano établit ses modes de gestion des déchets radioactifs dans le respect des principes prévus dans le Code de l’environnement qui consistent à : ● protéger la santé des personnes, la sécurité et l’environnement ; ● prévenir et limiter les charges qui seront supportées par les générations futures ; ● réduire la quantité et la nocivité des déchets radioactifs, notamment par des modes de traitement et de conditionnement adaptés ; ● organiser le transport des déchets et le limiter en distance et en volume ; et ● assurer l’information du public sur les effets pour l’environnement et la santé publique des opérations de production et de gestion des déchets, sous réserve des règles de confidentialité prévues par la loi, ainsi que sur les mesures destinées à en prévenir ou à en compenser les effets préjudiciables. Chaque étape de gestion des déchets radioactifs est caractérisée par des actions à réaliser dans le respect des règles d’or suivantes : ● disposer d’un référentiel formalisé et à jour ; ● respecter, appliquer, décliner le référentiel déchets ; ● limiter la production de déchets ; ● limiter la nocivité des déchets ; ● choisir le mode de gestion des déchets le plus approprié ; ● réduire le volume des déchets conditionnés ; ● optimiser la gestion des déchets ; ● assurer de bonnes conditions d’entreposage des déchets ; ● évacuer au plus tôt ; et ● promouvoir l’amélioration continue de la gestion des déchets.
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