Rapport annuel d'activité 2025

Orano - Rapport annuel d’activité 2025 80 3 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE Facteurs de risques Même si S&P a relevé la notation d’Orano de BBB- avec perspective positive à BBB avec perspective stable le 15 décembre 2025, toute dégradation de la notation financière d’Orano pourrait augmenter significativement les coûts de refinancement de la dette existante du groupe et avoir un impact négatif sur la capacité de financement d’Orano. Cela aurait un impact négatif significatif sur la situation financière du groupe et sur sa capacité à financer sa croissance organique et externe. Gestion du risque En cohérence avec ces enjeux de développement et ces besoins de financement associés, le groupe contrôle systématiquement son niveau d’endettement en montant et en maturité pour sécuriser en permanence sa liquidité et sa capacité à pouvoir contracter des nouveaux financements aux meilleures conditions offertes. Pour cela, le groupe dispose de sources de financement diversifiées en se finançant directement sur le marché obligataire et monétaire, auprès de banques ou d’institutions de financement. Les organes de gouvernance du groupe veillent également à maintenir une structure financière d’Orano adaptée et compatible avec les attentes du marché pour garantir sa capacité à financer les besoins d’investissement qui lui sont proposés. Ainsi, et à titre d’illustration, le groupe a réalisé fin 2024 une augmentation de capital d’un montant de 300 millions d’euros entièrement souscrite par l’État français, confirmant en tant qu’actionnaire et investisseur avisé sa volonté de renforcer et de soutenir le développement de son industrie nucléaire, moteur de la transition énergétique et garantie indispensable à la souveraineté de la France. 3.3.4.2 Risques financiers sur actifs et passifs liés aux opérations de fin de cycle Description du risque Le groupe détient des actifs financiers cotés (actions, obligations, fonds communs de placement et créances à recevoir de tiers) pour un montant significatif, dédiés à la couverture de ses obligations de fin de cycle. Il est ainsi exposé au risque de volatilité inhérent aux marchés financiers. Malgré la stratégie de gestion prudente des actifs dédiés par le groupe aux obligations de fin de cycle, des facteurs économiques exogènes peuvent impacter le ratio de couverture des passifs de fin de cycle par les actifs dédiés, et donc la situation financière du groupe, tels que : ● l’évolution des marchés financiers et ses conséquences sur le rendement des actifs par rapport aux hypothèses actuellement retenues ; et ● l’évolution du taux d’actualisation net qui changerait la valeur actualisée des passifs de fin de cycle. Ces évolutions peuvent avoir un impact important sur la valeur des instruments financiers et donc sur les résultats du groupe et/ou sur la situation financière du groupe puisque celui-ci se trouverait dans l’obligation d’augmenter sa contribution aux actifs dédiés immédiatement ou à moyen terme. Le processus de révision en cours de la norme IAS 37 avec l’adoption envisagée d’un taux sans risque pour actualiser les provisions de long terme qui pourrait entrer en vigueur à l’horizon 2027 ou 2028. Le projet offre une ouverture à un ajustement au titre de l’illiquidité du passif pour déterminer le taux sans risque mais exclut la prise en compte d’un spread de crédit. Une lecture restrictive aurait un effet majeur sur les provisions du groupe, avec une sensibilité à la hausse des passifs de l’ordre de 147 millions d’euros pour une baisse de 10 bps du taux d’actualisation. Le groupe reste exposé au risque lié à l’évolution de la valeur des instruments financiers qui composent son portefeuille d’actifs dédiés, en particulier les obligations et les fonds d’investissement. Le risque lié aux actions détenues dans le portefeuille d’actifs dédiés aux obligations de fin de cycle fait partie intégrante de la gestion d’actifs qui utilise les actions pour augmenter le rendement à long terme dans le cadre de son allocation entre obligations et actions. Sur la base de l’exposition à fin décembre 2025 : ● une baisse de 10 % du marché des actions aurait un impact d’environ - 420 millions d’euros sur la valorisation des actifs de couverture ; ● une augmentation de 1 % des taux d’intérêt aurait un effet défavorable d’environ - 102 millions d’euros sur la valorisation des actifs de couverture. Par ailleurs, le risque relatif aux actions et aux autres actifs immobilisés n’est pas systématiquement couvert contre les variations de prix. Gestion du risque Conformément à l’article D. 594-15 du Code de l’environnement, dans le cas d’une sous-couverture des passifs par les actifs dédiés, le groupe dispose d’un délai maximum de cinq ans pour rétablir un taux de couverture des passifs supérieur à 100 %, en procédant le cas échéant à des abondements dans les actifs dédiés. Avec un ratio de couverture inférieur à 100 % depuis le 31 décembre 2024, Orano pourrait être contraint d’effectuer des abondements qui auraient un effet défavorable sur le cash-flow et l’endettement financier net du groupe. Dans le cadre du projet d’amendements d’IAS 37 en cours, le groupe s’est rapproché d’EDF dès la fin 2023 pour faire valoir la spécificité des passifs des exploitants nucléaires auprès de l’IASB et formuler des propositions d’aménagement, tout au long de la phase de consultation prévue par le normalisateur avant la mise en œuvre du projet de norme. En complément, voir la Note 29 Instruments financiers de l’Annexe aux comptes consolidés et la Note 13 Opérations de fin de cycle en Section 6.1 Comptes consolidés du Rapport annuel d’activité 2025. 3.3.4.3 Risque de contrepartie lié à l’utilisation de produits dérivés et au placement de trésorerie Description du risque Le groupe est exposé au risque de contrepartie lié aux placements de sa trésorerie auprès des établissements bancaires et à l’utilisation d’instruments financiers dérivés pour couvrir ses risques. Le groupe utilise plusieurs types d’instruments financiers dérivés pour gérer son exposition aux risques de change et de taux. Il utilise principalement des achats et ventes à terme de devises, des produits dérivés de taux (contrat de « Swap », « futures » ou produits optionnels) pour couvrir ces types de risques. Ces transactions exposent le groupe au risque de contrepartie lorsque ces contrats sont traités sur un marché de gré à gré.

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