Orano - Rapport annuel d’activité 2025 73 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE 3 Facteurs de risques L’obsolescence ou le défaut de ces installations industrielles aurait un impact négatif important sur les activités opérationnelles du groupe ainsi que sur sa situation financière et sa réputation. Gestion du risque Les installations industrielles sont couvertes par des programmes de maintenance visant à surveiller et anticiper le vieillissement des équipements. Pour les usines de la Hague et de Melox, un programme Pérennité-Résilience, visant à prolonger leur durée de vie au-delà de 2040, a été lancé et intégrera spécifiquement ce risque. Au titre des obligations réglementaires, les « installations nucléaires de base » du groupe font l’objet de réexamens périodiques décennaux. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) exerce également des inspections régulières visant à s’assurer de la fiabilité des installations et de la capacité du groupe Orano, en tant qu’exploitant nucléaire, à les faire fonctionner dans le respect des normes de sûreté et de sécurité. En complément, de nombreux exploitants nucléaires, dont Orano pour le site de la Hague, se retrouvent au sein de WANO (World Association of Nuclear Operators) pour partager entre pairs leur expérience et leur savoir-faire. Cette collaboration permet à Orano de déployer dans l’ensemble du groupe une démarche de recherche d’excellence opérationnelle qui repose sur le maintien au plus haut niveau de la sûreté, contribuant ainsi à l’atteinte de performances à la fois élevées et durables. La manière dont le groupe entretient et renouvelle ses installations, les opère efficacement par le déploiement de l’excellence opérationnelle au quotidien en cherchant à réduire leur empreinte est décrite dans le Chapitre 4 du Rapport annuel d’activité 2025. 3.3.2.2 Risques liés aux projets du groupe et à l’Aval du Futur Maîtrise des projets du groupe Description du risque Le groupe développe des activités de gestion de projets dans le cadre du développement, du renouvellement et de l’extension de ses propres installations industrielles ou minières, dans le cadre de ses activités pour le compte de tiers ou encore des projets de démantèlement, d’aval du cycle et d’évolution du modèle de traitement-recyclage. À titre d’exemple, Orano sécurise la production de son usine de fabrication de MOX (Melox) grâce au développement de redondances sur ses machines industrielles, déploie des moyens de densification des piscines d’entreposage de son usine de traitement-recyclage de la Hague, développe des capacités de production minière additionnelles sur son site de South Tortkuduk au Kazakhstan et de McClean au Canada ou encore a décidé en 2023 d’augmenter ses capacités d’enrichissement sur le site du Tricastin au travers de l’extension de l’usine Georges Besse II dont la construction a débuté en octobre 2024. Dans le cadre de la diversification de ses activités, Orano développe également des projets dits projets « de relais de croissance » dans de nouveaux secteurs d’activité tels que la médecine nucléaire ou le recyclage des batteries. Néanmoins, certains facteurs pourraient faire peser un risque non négligeable sur l’exécution de ces projets et remettre en cause la compétitivité et la croissance clients du groupe en raison notamment : ● de l’incapacité du groupe à tirer parti des pistes de diversification et d’innovation (enrichissement d’isotopes, médecine nucléaire, recyclage des batteries, etc.) ; ● de l’inadéquation entre la priorisation des nouveaux projets et leur exécution ; ● de l’échec éventuel des programmes de réduction des bases de coûts, de l’absence ou de la perte de clients, de la perte de parts de marché, etc. ; et ● de la dégradation du climat social sur certains sites du groupe. Outre des facteurs exogènes (géopolitiques, réglementaires, ou liés à des tiers), qui peuvent impacter les coûts à terminaison de ses projets, le groupe peut être confronté à des problèmes techniques inhérents à la complexité des projets traités ou relatifs aux équipements fournis, à la solidité financière des fournisseurs/ sous-traitants ou encore à la perte de compétences clés. Par ailleurs, ces projets nécessitent des investissements non négligeables et la recherche de financements nécessaires pourrait, compte tenu de la conjoncture actuelle et du contexte politique, retarder l’avancée des nouveaux projets et des projets en cours. Une maîtrise insuffisante dans la conduite de ces projets ou l’incapacité d’Orano à faire face à ces enjeux stratégiques aurait un impact négatif important sur les activités du groupe, ses résultats, la valeur de ses actifs, sa situation financière et sa réputation. Gestion du risque Afin d’assurer systématiquement l’identification, l’évaluation et la mise en œuvre de plans d’action visant à maîtriser ces risques le cas échéant, le groupe a déployé une méthodologie de pilotage des risques, liés aux grands projets, conforme aux meilleurs standards internationaux, intégrée à la méthodologie de gestion de projet. Face aux enjeux stratégiques tels que le renouvellement récent de ses installations industrielles dans l’Amont du cycle, la pérennisation des installations de l’Aval du cycle ou la maîtrise des projets de démantèlement propres au groupe ou pour le compte de tiers, Orano déploie un plan d’excellence axé notamment sur la qualité fournisseur, la gouvernance des projets, la gestion des compétences y compris en termes de recrutement, et le principe de « faire bon du premier coup ». La gouvernance du groupe a renforcé son management des projets d’investissement industriel à travers la création, fin 2023, de la direction Industrialisation Projets. En 2024, cette direction a défini et mis en œuvre une approche permettant de mieux challenger le passage des jalons importants des grands projets. De plus, la réalisation des grands projets fait l’objet d’un suivi en comité d’audit et d’éthique (CAE). Le Chapitre 4 du Rapport annuel d’activité 2025 décrit la manière dont le groupe innove, conçoit et pilote ses projets en tenant compte de leur environnement, de manière engagée et responsable. Risques liés à l’Aval du Futur, à la pérennisation et à l’évolution du modèle traitement-recyclage Description du risque Le programme « Aval du Futur » s’inscrit dans la continuité des décisions du Conseil de politique nucléaire (CPN) du 26 février 2024 qui a confirmé la stratégie nationale de traitement-recyclage pour les combustibles du parc électronucléaire actuel et futur
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