Tu risques pas
de faire
des enfants
à 3 bras ?
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Orano ? C’est ceux qui font de l’électricité ?
Le groupe Orano contribue à la production d’électricité bas carbone en fournissant les matières nucléaires (l’uranium enrichi et le plutonium) destinées à fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires. Le groupe recycle également les combustibles usés issus des réacteurs pour en faire un nouvel assemblage de combustibles recyclés, le MOX, qui alimente aujourd’hui près d’une ampoule sur 10.
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Ça paie bien ?
Orano propose des packages salariaux complets et attractifs qui intègrent les avantages liés à la performance individuelle et collective associant l’intéressement, la participation et une protection sociale solide pour accompagner durablement les collaborateurs et leur famille.
Au-delà de la rémunération, travailler chez Orano permet des parcours variés et des évolutions de carrière dans un environnement de travail attractif, inclusif et respectueux de la vie personnelle. -
Et les déchets, vous en faites quoi ?
Contrairement à une idée reçue, les déchets nucléaires ne “disparaissent” pas : ils sont tracés, conditionnés et surveillés selon des règles extrêmement strictes. En France, c’est le rôle de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
Ce que l’on sait moins, c’est qu’environ 96 % des matières contenues dans un combustible usé (95 % d’uranium et 1 % de plutonium) sont réutilisables. Ces matières sont ainsi valorisées et recyclées par Orano dans ses usines de la Hague et de Melox.
Les matières non recyclables, appelées déchets ultimes, représentent de l’ordre de 4 % du combustible usé. Elles sont calcinées puis mélangées à du verre en fusion et coulées dans des conteneurs en inox conçus pour résister sur le très long terme. Ce conditionnement est certifié par dix autorités de sûreté nucléaire dans le monde. Les déchets vitrifiés français représentent environ 5 grammes par habitant et par an, soit le poids d’une pièce de 20 centimes. Ils sont entreposés sur le site Orano la Hague, dans des halls dédiés, en attendant leur transfert vers le centre de stockage en couche géologique profonde, prévu dans le cadre du projet Cigéo mené par l’Andra. -
Le nucléaire c’est bon pour le climat ?
Le nucléaire est l’une des énergies les moins émettrices de CO2 au monde, avec des émissions comparables à l’éolien, 4 fois moins importantes que le solaire, 40 fois moins que le gaz et 70 fois moins que le charbon.
L’énergie nucléaire répond à la fois aux enjeux de décarbonation de l’économie, à savoir sortir des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole), mais aussi aux enjeux d’électrification des usages avec des projections de doublement de la consommation électrique d’ici 2050. Ainsi la transition énergétique a besoin d’une électricité d’origine nucléaire bas carbone, disponible et pilotable, souveraine et compétitive. -
Le nucléaire, c’est dangereux, non ?
Le risque zéro n’existe pas. En revanche, ce qui est certain c’est que l’industrie nucléaire est l’une des plus surveillées et encadrées au monde. La sûreté et la sécurité sont les priorités absolues de la filière. En France, les installations nucléaires sont contrôlées par une autorité indépendante : l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Des dispositifs de prévention sont par ailleurs minutieusement établis et testés lors d’exercices de crise par les exploitants nucléaires pour faire face à un accident.
L’usage des technologies nucléaires est par ailleurs soumis à une règlementation rigoureuse pour assurer la protection des travailleurs contre les radiations. Il s’avère que l’exposition aux rayonnements ionisants des salariés de l’industrie nucléaire est bien en-deçà de la limite de 20 millisieverts (mSv) par an fixé par la Commission international pour la protection radiologique (CIPR). Il était de moins de 0,55 mSv par an en 2024* quand une personne habitant en France reçoit chaque année en moyenne 2,9 mSv de radioactivité d’origine naturelle et 4,5 msV avec la radioactivité produite par les activités humaines (principalement médicales).
L’impact radiologique des sites industriels d’Orano est plus de 100 fois inférieur à la radioactivité naturelle. Celui des centres de stockage des déchets est encore beaucoup plus faible. Les mesures de la radioactivité effectuées à l’intérieur et autour des sites nucléaires sont en libre accès en ligne (mesure-radioactivite.fr).
*suivi de 90 000 salariés de l’industrie nucléaire en France -
Tu risques pas de faire des enfants avec 3 bras ?
On vous rassure ! Aucun signalement de malformation n’a été répertorié à proximité des sites nucléaires. Ce phénomène est lié aux faibles doses de radioactivité mesurées autour des installations nucléaires 😅 Plus sérieusement, l’exposition à la radioactivité est étroitement contrôlée et encadrée pour les salariés de l’industrie nucléaire, comme pour les riverains (se reporter à nos réponses dans « Le nucléaire, c’est dangereux non ? »). On estime que l’irradiation moyenne due aux installations nucléaires en France est de 0,01 millisieverts (mSv) par an quand l’irradiation globale (naturelle + artificielle) de la population française est de 4,5 msV par an.
À titre de comparaison, les pilotes de ligne, le personnel navigant ou encore les astronautes sont davantage exposés aux rayonnements cosmiques à cause de l’altitude ou des séjours dans l’espace. Thomas Pesquet a par exemple a reçu aux alentours de 200 mSv pendant sa mission sur la station spatiale internationale. C’est sans doute l’homme le plus irradié de France !Et la radioactivité fait aussi partie de notre quotidien : elle existe naturellement sur Terre et est utilisée chaque jour en médecine pour diagnostiquer et soigner des millions de patients.
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Orano, ce n’est pas Areva qui a perdu des milliards ?
Areva et Orano, ce n’est pas exactement la même histoire, ni le même périmètre.
Après des difficultés financières, le groupe Areva a été réorganisé et scindé en deux à partir de 2015. Orano (nouvellement créé en 2018) a repris les activités liées au cycle du combustible nucléaire, tandis que Framatome, devenu filiale d’EDF, s’occupe des réacteurs et des équipements nucléaires à destination des centrales.
Aujourd’hui, Orano est un groupe international de 18 500 collaborateurs et affiche des résultats financiers solides. Son expertise dans la transformation et la valorisation des matières nucléaires en fait un acteur unique au cœur des enjeux climatiques, de souveraineté énergétique et d’économie des ressources. Au-delà des besoins en énergie bas carbone, Orano s’est diversifié et apporte des solutions dans la santé et la mobilité électrique. -
Le nucléaire, ça pollue.
Les centrales nucléaires ne polluent pas l’air : elles n’émettent pas dans l’atmosphère des polluants responsables de maladies respiratoires (particules fines, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre…). Leurs rejets sont soumis à une réglementation très stricte et des contrôles exigeants. Les panaches blancs qui sortent des tours aéroréfrigérantes des centrales sont des gouttelettes d’eau (nuages) et n’ont pas d’impact sur le climat. Concernant Orano, + de 40 000 prélèvements et + de 100 000 analyses sont effectués chaque année autour des installations du groupe. Sont mesurés la qualité des nappes phréatiques et des cours d’eau, la qualité de l’air, la radioactivité, la faune, la flore et même le lait des vaches !
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C’est quoi la différence entre Orano, EDF et Framatome ?
En tant qu’expert du cycle du combustible nucléaire, Orano contribue à fabriquer des combustibles pour les réacteurs nucléaires et recycle les combustibles usés. Framatome conçoit, entretient et installe des équipements et des combustibles pour les centrales nucléaires. EDF exploite le parc électronucléaire français composé de 56 réacteurs. Tous sont des acteurs majeurs de la filière nucléaire française.
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Le nucléaire ça se recycle, ah bon ?
Le saviez-vous ? 96 % des matières contenues dans un combustible usé (95 % d’uranium et 1 % de plutonium) sont réutilisables. Depuis plus de soixante ans, Orano maîtrise le traitement-recyclage des combustibles avec ses usines de la Hague et de Melox, devenant un acteur de référence dans ce domaine sur le plan international. La France a fait le choix du recyclage des matières nucléaires afin d’économiser les ressources en uranium et de réduire le volume et la radiotoxicité des déchets. Jusqu’à 25 % des ressources en uranium naturel est ainsi économisé grâce au recyclage. Et le MOX, un assemblage de combustibles nucléaires recyclés fabriqué par Orano dans son usine de Melox, alimente une ampoule sur 10. Bientôt 4 ampoules sur 10 avec le potentiel du multi-recyclage.
Conformément aux décisions du CPN de février 2024, confirmées lors des CPN suivants, le projet Aval du Futur qui prévoit le renouvellement de ces installations, a également été impulsé. Il s’agit de l’un des plus grands chantiers industriels lancé en Europe. Cela se traduit par la mise en œuvre d’un projet industriel majeur visant à construire à la Hague les nouvelles usines qui prendront le relais des installations existantes. Les premières études ont démarré en 2024 pour préparer la conception et la mise en œuvre des usines de demain sur le site Orano la Hague.