À quoi ça sert le recyclage des combustibles ?

Depuis plus de plus de soixante ans, la France a fait le choix du recyclage des matières nucléaires afin d’économiser les ressources en uranium et de réduire le volume et la radiotoxicité des déchets. Grâce à ses usines de la Hague et de Melox, à l’expérience industrielle unique, Orano est l’acteur international de référence dans ce domaine.

  1. Grâce au procédé de traitement-recyclage, nous récupérons les matières valorisables des combustibles usés pour produire à nouveau de l’électricité bas carbone.

    Le site Orano la Hague assure la première étape du recyclage des combustibles provenant des réacteurs nucléaires. A leur arrivée, ils sont extraits de leur emballage. Ils séjournent ensuite dans une piscine à la Hague pendant sept ans en moyenne, sous neuf mètres d’eau, afin que leur température baisse et que leur radioactivité décroisse de façon naturelle.

    Les combustibles sont ensuite découpés en petits tronçons avant d’être plongés dans une solution d’acide nitrique qui dissout les matières nucléaires. Un atelier chimique se charge de séparer les matières recyclables des déchets ultimes, non valorisables. A l’issue de ces opérations, 96 % de la matière peut être réutilisée. Le plutonium et l’uranium sont à leur tour séparés et purifiés.

  2. Nous fabriquons une nouvelle source d’énergie, le MOX, en recyclant les combustibles.

    Sur le site d’Orano Melox, le plutonium, mélangé à de l’uranium appauvri, permet de produire un nouveau combustible, le MOX (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium).

    Un assemblage MOX alimente en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an.
    Un assemblage MOX alimente en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an.
    En France, le combustible MOX fournit chaque année environ 10  % de l’électricité nucléaire.
    En France, le combustible MOX fournit chaque année environ 10 % de l’électricité nucléaire.
  3. Nous pouvons accroître la quantité d’électricité produite avec des matières recyclées.

    Un chiffre qui pourrait atteindre 40 % grâce au MOX 2, nouveau type de combustible issu du multi-recyclage des combustibles nucléaires qui sera utilisé dans les réacteurs à eau pressurisée et par une nouvelle génération de réacteurs à neutrons rapides.

  4. Nous préservons les ressources en uranium naturel en réutilisant l’uranium extrait des combustibles usés.

    95 % de l’uranium contenu dans le combustible usé est transformé en uranium de retraitement (URT) avec des caractéristiques comparables à l’uranium naturel. Il doit donc être à nouveau enrichi pour être utilisé dans la fabrication de combustibles. L’URT constitue une réserve stratégique dans l’approvisionnement de l’uranium, avec un potentiel énergétique très élevé (l’équivalent de 340 millions de tonnes de pétrole).

  5. Nous assurons le conditionnement et l’entreposage des déchets ultimes de façon sûre et stable sur le très long terme.

    Les déchets ultimes (produits de fission), qui représentent 4 % des matières contenues dans un combustible usé, sont calcinés puis mélangés à du verre en fusion et coulés dans des conteneurs en inox. Ce conditionnement est certifié par dix autorités de sûreté nucléaire dans le monde. Les déchets ultimes français sont entreposés sur le site Orano la Hague, dans des halls dédiés, en attendant leur transfert vers le centre de stockage en couche géologique profonde, prévu dans le cadre du projet Cigéo, mené par l’Andra. Les déchets étrangers sont réacheminés dans leur pays d’origine comme l’impose la loi française.