Rapport annuel d'activité 2025

Orano - Rapport annuel d’activité 2025 88 3 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE Plan de vigilance ● un suivi dosimétrique et une surveillance du personnel : les salariés d’Orano ainsi que les intervenants extérieurs bénéficient d’un suivi dosimétrique adapté au mode d’exposition. Les dispositions de protection radiologique et le niveau de surveillance du personnel sont uniformément appliqués à tous les travailleurs exposés, conformément au principe d’équité de dose. Ce dernier vise à garantir une répartition équitable des doses individuelles afin de minimiser les écarts dosimétriques entre les travailleurs. Afin de limiter au maximum la dose reçue par les travailleurs en zone radiologique délimitée, une étude approfondie des conditions d’intervention et d’évaluation des doses prévisionnelles avant opération est effectuée. Cela permet d’adapter les durées d’exposition, les protections nécessaires et de prendre en compte la contrainte physiologique liée au port d’équipements de protection individuelle (EPI) et à la chaleur ; et ● une maîtrise de la dosimétrie : une attention particulière est accordée aux situations susceptibles de générer des doses dépassant le critère d’alerte interne de 14 millisieverts (mSv). La politique HSE 2024-2026 exige une analyse systématique de ces situations, ce qui permet ensuite de mettre en œuvre des mesures appropriées en accord avec les activités des installations, en application du principe d’optimisation de la radioprotection (démarche ALARA). En 2025, les résultats en matière de dosimétrie pour les salariés du groupe et les intervenants extérieurs sont similaires aux résultats 2024. Surveillance de la santé des anciens salariés L’ensemble des salariés en France est suivi avec des études épidémiologiques pour évaluer les effets sanitaires des expositions aux rayonnements ionisants, qu’elles soient d’origine professionnelle, médicale ou environnementale. À ce titre, l’ASNR a mis en place des « cohortes » de travailleurs de l’industrie nucléaire couvrant toutes les étapes du cycle électronucléaire français. L’objectif de ces études est de permettre l’analyse des risques potentiels liés à des expositions à de faibles doses répétées de rayonnements ionisants, par irradiation externe ou contamination interne. Le Projet d’intérêt commun (PIC) en épidémiologie a pour objectif la collaboration entre Orano et l’ASNR sur des études épidémiologiques relatives aux effets d’expositions professionnelles de longue durée à de faibles doses de rayonnements ionisants. Créé en 2003, ce PIC se compose depuis 2017 de trois sous-programmes : ● l’étude des mineurs d’uranium ; ● l’étude des travailleurs d’Orano surveillés pour une exposition externe (cohorte SELTINE) ; et ● l’étude des travailleurs d’Orano surveillés pour contamination interne (cohorte TRACY). La prévention des risques associés à la santé des salariés du groupe et des entreprises extérieures Description du risque Dans le cadre de l’exercice de leurs activités, les salariés du groupe et des entreprises extérieures travaillant sur les sites ou pour des entités d’Orano sont susceptibles d’être exposés à des risques radiologiques, chimiques et conventionnels pouvant entraîner des conséquences sur leur santé. Prévention du risque Orano met en place diverses mesures pour préserver la santé physique et mentale des salariés. Surveillance médicale et prévention des risques professionnels Le groupe déploie un plan pluriannuel de prévention santé sur le terrain auprès de l’ensemble des collaborateurs du groupe. Il veille à l’application de ses standards au périmètre France et international pour la mise en œuvre de la surveillance médicale des risques professionnels. La santé au travail est coordonnée au sein d’un service de prévention et de santé au travail (SPST) groupe qui a une compétence nationale et une activité internationale afin de renforcer son efficacité. Les missions du SPST sont variées et s’articulent autour de 4 axes pour une stratégie de prévention globale : ● suivi médical des salariés ; ● conseil et prévention en santé au travail ; ● actions en milieu du travail ; et ● renfort de la prévention de la désinsertion professionnelle. Cette surveillance médicale permet le dépistage des affections professionnelles et leur prévention. Elle conduit à la délivrance d’informations de prévention de façon individuelle aux salariés. Elle permet la traçabilité des expositions professionnelles tout au long du parcours professionnel. En 2025, le groupe a poursuivi la démarche d’internalisation des salariés au sein du SPST en France. Cette internalisation consiste à intégrer, dans la mesure du possible, les entités d’Orano au SPST du groupe afin d’assurer une prise en charge homogène de l’ensemble des salariés. La direction HSE et les SPST participent régulièrement aux exercices de crise nationaux et internationaux. Concernant les salariés des entreprises extérieures intervenant sur les sites d’Orano, le groupe s’assure que les risques et les règles sont connus. Il suit les accidents des entreprises extérieures intervenant sur ses installations et tire le retour d’expérience nécessaire pour adapter les pratiques. Prévention des risques psychosociaux Les risques psychosociaux (RPS) désignent les risques pour la santé mentale, physique et sociale des salariés, engendrés par les conditions d’emploi ou les facteurs liés à l’organisation du travail et aux relations professionnelles. En 2025, le nouvel accord sur le développement de la Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) en France a été signé à l’unanimité des partenaires sociaux, confirmant les engagements pris depuis 2012 et la démarche globale de prévention des RPS. Cet accord prévoit notamment : ● la promotion de l’expression des salariés et la coconstruction, au sein des collectifs, d’une charte de la qualité relationnelle ; ● la formation régulière des managers à la posture d’écoute et à la régulation des tensions ; ● l’encouragement à la création de temps de convivialité au sein des équipes ; ● le renforcement des mesures d’accompagnement des salariés confrontés à la maladie, en complément des dispositifs existants pour les proches aidants et le don de jours, conformément aux engagements de la charte « Working With Cancer » (WWC).

RkJQdWJsaXNoZXIy NzMxNTcx