Rapport annuel d'activité 2025

Orano - Rapport annuel d’activité 2025 75 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE 3 Facteurs de risques radioactives actuellement considérées comme valorisables (voir également Section 3.3.1.3 Risques liés à la requalification des matières nucléaires valorisables) ; et ● des incertitudes techniques et financières sur les filières de gestion des déchets radioactifs pouvant entraîner des retards et une dérive des coûts d’exécution des projets (coûts de traitement et de conditionnement, de transport et de stockage), en particulier pour les déchets ne disposant pas encore de filière définitive. Le principal risque pour le groupe est lié à l’incertitude que les montants provisionnés au titre des opérations de fin de cycle correspondront aux coûts effectivement encourus par le groupe au titre de ses obligations de démantèlement. Il est donc possible que les obligations de fin de cycle et les dépenses associées ou qu’une obligation supplémentaire de nature nucléaire ou environnementale que le groupe pourrait avoir à supporter ultérieurement puissent avoir un impact négatif significatif sur sa situation financière. Gestion du risque Conformément aux dispositions de l’article D. 594-10 du Code de l’environnement créé par le décret n° 2020-830 du 1er juillet 2020 relatif à la sécurisation du financement des charges nucléaires, le groupe réalise et documente une évaluation interne des risques au moins tous les trois ans et lors de tout changement significatif du profil des risques relatifs à la sécurisation du financement des charges nucléaires. Le chiffrage des dépenses ou passifs de fin de cycle est réalisé par deux méthodes principales, suivant la phase du cycle de vie de l’installation nucléaire : une évaluation des charges futures avant la mise en service de l’INB, puis un devis opérationnel lors de l’enclenchement de la phase projet des opérations de démantèlement. Ces chiffrages comprennent également l’évaluation de marges pour risques et aléas qui sont comprises dans les montants provisionnés des dépenses de fin de cycle d’Orano. La Section 4.2.5.3 détaille les actions visant à valoriser les matières radioactives. 3.3.2.4 Risques liés aux réserves et ressources d’uranium Description du risque Les estimations des ressources et les calculs des réserves du groupe sont menés par les services internes de l’activité Mines ou à partir de rapports externes audités par les experts internes de l’activité. Les estimations des ressources et les calculs des réserves minières sont réalisés en appliquant les standards internationaux reconnus par le CRIRSCO (Committee for Mineral Reserves International Reporting Standards) en termes de déclaration. L’évaluation des réserves et ressources en uranium fait l’objet d’une revue annuelle en fonction de l’évolution des hypothèses géologiques (élaborées notamment à partir de sondages géologiques), des méthodes d’évaluation, des nouvelles technologies et/ou des conditions économiques. Le retour d’expérience de l’exploitation, si celui-ci amène des éléments supplémentaires tels que des changements géologiques non perçus lors de l’étape d’estimation, est également pris en considération. Ainsi, à titre d’exemple, les fluctuations du prix de l’uranium, la hausse des coûts de production, la baisse des taux d’extraction et le rendement des usines peuvent avoir un impact sur la rentabilité des réserves et exiger des ajustements de ces dernières. Ces éléments pourraient avoir un impact négatif sur les estimations qui pourraient à leur tour impacter les résultats du groupe. Les ressources et réserves minérales des gisements d’Orano sont détaillées en Section 2.3.1 Mines du Rapport annuel d’activité 2025. Gestion du risque Pour atténuer ces risques, un comité des ressources et des réserves, qui compte deux experts externes au groupe, et placé sous l’autorité de la Direction générale du groupe Orano, a pour mission de valider le calendrier d’actualisation des ressources et des réserves, de valider les ressources et réserves publiées chaque année par Orano et de veiller à ce que les moyens, l’organisation et les méthodes d’estimation internes ou externes permettent une estimation complète et objective des ressources et réserves conformément aux pratiques internationales. 3.3.2.5 Risque lié à l’impact du changement climatique sur nos installations et nos activités Description du risque Orano dispose de sites industriels en France et à l’international et ses activités reposent sur des flux logistiques et chaînes d’approvisionnement dans le monde. À ce titre, le groupe est exposé à un nombre croissant de phénomènes extrêmes dus au changement climatique susceptibles de porter atteinte à la sûreté des installations (catastrophes naturelles, pandémie, etc.), ainsi qu’à des risques de perturbations chroniques, plus ou moins lentes et progressives (hausse du niveau des mers et océans, vagues de chaleur, vents violents, etc.). Par exemple, la multiplication des épisodes de températures extrêmes et de fortes précipitations, notamment dans la région méditerranéenne, peut engendrer des risques de baisse de production ou d’arrêts temporaires (sur les sites du sud de la France, en particulier), des difficultés de refroidissement de certaines installations identifiées et un risque accru d’épisode méditerranéen violent avec inondations et dommages aux bassins d’effluents des établissements concernés. Sur la base des études menées par le groupe sur la robustesse des installations face au changement climatique et des investissements prévus dans les plans d’adaptation au changement climatique, il apparaît un risque modéré de ralentissement ou d’arrêt d’exploitation temporaire des installations du cycle du combustible ou des installations minières, ainsi qu’un risque de perturbation des flux logistiques. Gestion du risque Afin d’évaluer quelles sont les tendances régionales pour les décennies à venir, le groupe réalise une veille sur les projections des aléas climatiques futurs attendus (températures, précipitations, etc.), appliquées aux principaux sites industriels du groupe en France et à l’international, aux flux logistiques et chaînes d’approvisionnement. Ces projections sont réalisées sur la base des modèles climatiques disponibles selon les scénarios du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), notamment les RCP 4.5 et 8.5, scénario le plus pessimiste. Les données météorologiques observées sur les sites sont également analysées, afin d’évaluer la tendance observée sur les 20 dernières années.

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