Orano - Rapport annuel d’activité 2025 157 INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ 4 Informations environnementales À fin 2025, la part de projets industriels de plus de 20 millions d’euros qui suivent la démarche d’écoconception est de 76 %. Des actions spécifiques pour la décarbonation des transports Les postes « Transport » représentent 7 % des émissions scope 3 du groupe, dont 4 % pour le transport de marchandises et 3 % pour les déplacements professionnels et des collaborateurs. Bien que peu significatifs, Orano est engagé pour la décarbonation de ses transports en tant qu’acteur de la logistique nucléaire, donneur d’ordre et employeur. Ainsi la Business Unit Emballages Nucléaires et Services, opérateur de transport de matières nucléaires, propose à ses clients depuis 2021 l’empreinte carbone de ses services de transport ainsi que des alternatives bas carbone quand cela est possible. Orano NPS offre aux clients en France et en Europe une gamme de services de transports ferroviaires et routiers optimisée, plus large et plus intégrée. Orano NPS travaille également sur la prolongation de la vie de ses emballages afin de réduire le besoin en ressources et l’impact carbone. La DPS2D (Direction Programmation Stratégique Démantèlement et Déchets) intègre le critère carbone dans l’étude du mode de transport des déchets radioactifs dans le cadre du projet CIGEO. Une réflexion est en cours pour l’étendre à la gestion des déchets nucléaires du groupe. Un groupe de travail sur l’écomobilité des déplacements professionnels et domicile-travail a proposé en 2023 une stratégie adoptée par le comité exécutif. Celle-ci se décline selon 3 axes : l’électrification de la flotte de véhicules Orano, les déplacements professionnels et la mobilité des collaborateurs. Concernant la mobilité de ses collaborateurs, des mesures sont déjà en œuvre dans plusieurs entités du groupe, telles que la mise à disposition de transports collectifs au bénéfice des salariés du site de la Hague, l’incitation à l’usage des transports en commun au siège du groupe via une prise en charge renforcée des abonnements de transport par l’employeur ou la promotion des applications de covoiturage locales. Estimation des émissions verrouillées à l’horizon 2030 Les émissions verrouillées représentent des émissions futures susceptibles d’être causées par les actifs ou les produits vendus par l’entreprise. Le groupe a réalisé une analyse préliminaire de ses émissions verrouillées à horizon 2030, qui fait ressortir : ● aucune émission verrouillée au sein de son scope 3 aval, cellesci étant liées principalement à la consommation d’énergie fossile par les clients électriciens du groupe dans leurs activités et prises en compte dans leur plan d’atténuation ; ● des émissions verrouillées liées au procédé en l’absence de technologie de capture (N2O en France), à hauteur de 17 ktCO2e ; ● des émissions verrouillées associées à des actifs (chaudières utilisant un combustible fossile, par exemple) pour un total estimé à 73 ktCO2e ; ● des émissions verrouillées associées au changement d’affectation des sols dans le cadre de la méthode ISR pour un total estimé à 30 ktCO2e ; ● des émissions verrouillées à hauteur de 44 ktCO2e associées à la consommation d’électricité et de vapeur avec comme hypothèse l’atteinte d’un facteur d’émission de 30 gCO2e/kWh en France. La totalité des émissions verrouillées à l’horizon 2030 se monte à 165 ktCO2e. L’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixé par le groupe tient compte de ces émissions verrouillées, sans abandon d’actifs existants. Montants financiers associés au plan de transition et lien avec la Taxonomie Le montant des investissements prévus au plan de transition restant à réaliser post-2025 représente environ 38 millions d’euros, dont quasiment la totalité identifiée éligible à la Taxonomie verte européenne, conformément aux informations publiées en Section 4.2.1.7. En 2025, le groupe a dépensé 8 millions d’euros sur des projets de décarbonation dont 6,8 millions d’euros sont éligibles à la Taxonomie verte européenne. Orano ne suit pas les OpEx associés au plan de transition. Le groupe n’a réalisé aucun investissement en lien avec le charbon, le pétrole ou le gaz. Il n’est pas inclus dans les indices de référence « Accord de Paris ». Émissions brutes de GES de périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de GES Information méthodologique Le groupe se conforme aux règles du GHG protocol pour la comptabilisation de ces émissions de gaz à effet de serre. Lors de l’exercice 2025, deux évolutions sont notables : ● le groupe utilise les facteurs d’émission monétaire de l’ADEME pour le calcul de son scope 3 amont. Ceux-ci ont été mis à jour en annualisés dans la v23.8 mise à disposition en octobre 2025. L’utilisation de ces facteurs d’émission, y compris de manière rétroactive, a entraîné la réduction des émissions scope 3 de près de 30 % ; et ● dans le cadre de la perte de contrôle opérationnel de sa filière nigérienne, Somaïr, constaté à compter du mois de décembre 2024 et de déconsolidation des comptes financiers, le groupe a retraité l’ensemble de son historique pour supprimer cette filiale des émissions passées, y compris de l’année de référence, dans la mesure où la perte de contrôle puis l’expropriation (1) d’Orano par l’État du Niger n’a pas mis un terme aux activités de la mine. Le groupe a conservé dans l’historique les émissions de la filiale Cominak dont les activités opérationnelles se sont arrêtées en 2021, préalablement à la perte de contrôle opérationnelle et la déconsolidation opérée par le groupe. (1) Pour en savoir plus sur la situation au Niger, voir Section 2.1.2.1 Mines.
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