Orano - Rapport annuel d’activité 2025 103 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE 3 Plan de vigilance Prévention du risque Le groupe respecte le droit de ses salariés de se syndiquer et favorise un dialogue et une collaboration constante avec leurs différents représentants. En France, des rencontres régulières sont organisées entre les directions et les représentants des salariés en conformité avec les réglementations nationales en vigueur. À l’international, les relations et les négociations avec les instances représentatives du personnel sont organisées dans le respect des lois et pratiques locales. Au sein d’Orano Mining, les négociations annuelles obligatoires sont notamment organisées comme suit : ● au Canada, sur le site de McClean Lake, un accord collectif « Canadian Labour Standards Acts » couvre les ouvriers, les techniciens et les employés ayant adhéré aux syndicats signataires, conformément aux dispositions légales applicables localement. Il a été renégocié en 2025 pour une durée de 3 ans (août 2025 - mai 2028) ; ● en Mongolie, un accord couvrant l’ensemble des collaborateurs a été reconduit pour 2 ans (décembre 2024-décembre 2026) ; ● au Kazakhstan, un accord collectif est en place pour une période de 3 ans (décembre 2024-décembre 2027) pour tous les salariés ; ● en Namibie, les collaborateurs d’Orano bénéficient d’avantages légaux et contractuels. Des comités spéciaux, composés des membres de la direction et des employés, permettent de discuter des problématiques et de l’efficacité des fonds de pension et de la prévoyance. Par ailleurs, et conformément aux termes de son Code éthique, Orano requiert de ses fournisseurs qu’ils offrent à leurs salariés la liberté d’association et le droit à la négociation collective. La prévention du risque de déplacement des communautés locales Description du risque Le développement des projets du groupe, en particulier dans le cadre de ses activités minières, pourrait potentiellement entraîner le déplacement des populations locales de leurs terres. Prévention du risque Orano Mining s’engage à éviter toute réinstallation physique ou économique des familles et communautés contre leur gré et à appliquer, lorsqu’un déplacement est inévitable, la hiérarchie d’atténuation et les actions ou solutions qui résolvent les effets négatifs résiduels afin de restaurer ou d’améliorer les moyens d’existence et la qualité de vie des personnes déplacées. À ce jour, Orano Mining n’a pas, à sa connaissance, généré de déplacement de populations contre leur gré dans le cadre de ses activités minières. La prévention du risque lié à l’importation du tungstène Description du risque L’importation du tungstène provenant de zones de conflit ou à haut risque présente des risques en raison de son rôle potentiel à financer des groupes armés, à contribuer à des atteintes aux droits humains ou à d’autres activités illicites. Prévention du risque Conformément au règlement européen 2017/821 sur le devoir de diligence des importateurs d’or, d’étain, de tantale et de tungstène, Orano Med, en tant qu’importateur ponctuel de tungstène, a publié en août 2025 sa politique relative à la chaîne d’approvisionnement en minerais et en métaux provenant potentiellement de zones de conflit ou à haut risque (disponible sur le site d’Orano www.orano.group). Orano Med s’y engage notamment, selon les principes de la diligence raisonnable, à : ● mettre en place un système de traçabilité et de transparence permettant de détecter l’origine des minerais utilisés, notamment le tungstène ; ● réaliser, en tant que de besoin, des audits indépendants auprès des fournisseurs afin de s’assurer du respect des exigences du groupe en matière d’approvisionnement responsable ainsi que des normes éthiques et environnementales. 3.4.2.4 Des mesures encadrées par un dialogue permanent entretenu par le groupe avec ses parties prenantes L’action d’Orano est accompagnée d’un dialogue permanent avec les parties prenantes en France et à l’international. Ces échanges se font selon divers modes d’interaction parmi lesquels la participation à des forums d’échanges, des visites de site industriel, la participation à des associations de fournisseurs, à des réunions, à des sessions locales de débats nationaux, etc. En France, le groupe est par exemple membre du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN) et contribue activement à ses travaux. Il a participé également aux réunions de concertation dans le cadre du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). Le comité des parties prenantes En 2021, le groupe s’est doté d’un comité des parties prenantes présidé par le président du conseil d’administration. Ce comité, qui a un rôle consultatif, a pour objectif d’apporter au management de l’entreprise le regard d’observateurs externes sur la responsabilité sociale, sociétale et environnementale du groupe. Ses missions consistent entre autres à questionner la façon d’inclure la responsabilité sociale de l’entreprise dans la stratégie du groupe et à relayer les attentes des parties prenantes vis-à-vis du groupe, à proposer des voies de progrès et des inflexions ; et à formuler, le cas échéant, des avis sur les stratégies et actions menées ou à mener. Le comité est composé d’intervenants externes au groupe, bénévoles, choisis en fonction de leurs compétences et domaines d’expertise respectifs. En 2025, le comité des parties prenantes s’est réuni 2 fois, dont une fois pour échanger autour des modalités de dialogue avec les communautés locales sur les impacts des projets du groupe. Le comité des parties prenantes s’est également réuni sur le site Orano Malvési en avril 2025 autour des thématiques « Acceptabilité du territoire des projets du site » et « Climat social ».
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