Orano - Rapport annuel d’activité 2025 91 RISQUES, CONTRÔLE ET PLAN DE VIGILANCE 3 Plan de vigilance qui concerne plus spécifiquement les risques environnementaux, ces inspections sont l’occasion pour les autorités d’examiner en profondeur l’état des installations afin de vérifier qu’elles sont conformes au référentiel de sûreté applicable et de contribuer à améliorer, si nécessaire, leur niveau de sûreté. La prévention du risque lié à la contribution des émissions de gaz à effet de serre au changement climatique Description du risque Les activités d’Orano (activité minière, enrichissement, réalisation de projets) ont une empreinte carbone significative dans l’empreinte globale du kWh d’origine nucléaire. Prévention du risque Orano met en place diverses mesures pour réduire son empreinte carbone, en complément de la contribution de l’énergie nucléaire à la transition bas carbone. La capacité du nucléaire à garantir une production d’électricité bas carbone est précieuse pour faire face à l’urgence climatique et répondre à la demande électrique mondiale croissante. Le nucléaire est parmi les énergies les moins émettrices de gaz à effet de serre (GES) au monde. Le 28 novembre 2023, le Parlement européen a d’ailleurs reconnu le nucléaire comme « technologie verte » au sein de son « règlement pour une industrie à zéro émission (NZI Act – Net Zero Industry Act) ». Les émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes (scopes 1, 2 et 3) font l’objet d’évaluations annuelles selon les règles du GHG. Plan d’atténuation du changement climatique Orano s’est doté d’une démarche permettant de définir un plan d’action de réduction de son empreinte carbone, suivi au plus haut niveau du groupe. Orano pilote un portefeuille de projets de réduction des émissions de GES en France et à l’étranger. Sur le site Orano la Hague, de nombreuses actions ont été menées pour réduire considérablement l’empreinte carbone du site sur les scopes 1 et 2, en particulier au travers de la mise en place d’un Programme de performance énergétique (PPE) incluant le remplacement de chaudières fuel par des chaudières électriques, réduisant ainsi les émissions de GES (scopes 1 et 2) de 40 % en 2025 vs 2019. Par ailleurs, un plan d’action a été mis en place sur les sujets d’écomobilité avec une promotion de l’usage des bus – gratuits pour tous – et du covoiturage, avec la diffusion à 5 000 exemplaires d’un dépliant présentant toute l’offre d’écomobilité. En complément, Orano travaille en lien étroit avec l’Agglomération à un plan mobilité employeur pour accroître cette offre. En 2023, par exemple, le site de Malvési a remplacé le brûleur de l’une de ses chaudières par un nouvel équipement nommé Regenerative Thermal Oxydation (RTO) permettant de traiter les effluents gazeux des fours de l’atelier d’hydrofluoration. Les gains associés à ce remplacement représentent 2 800 tonnes équivalentes de dioxyde de carbone. D’une manière générale, les différentes initiatives du site de Malvési ont mené à une réduction de 97 % de ses émissions de GES sur les 20 dernières années. Ces diverses initiatives ont permis à Orano de réduire son empreinte carbone scopes 1 et 2 market-based de plus de 80 % depuis 2004, date des premiers engagements pris par le groupe, et de plus de 41 % depuis 2019, année de référence prise par le groupe. En 2024, le groupe a renouvelé son objectif de réduction de son empreinte scopes 1 et 2 pour la maintenir à - 25 % en 2030 vs 2019, réduction alignée avec l’Accord de Paris et la trajectoire « well below 2 °C » selon le référentiel Science Based Targets Initiative (SBTI). Le groupe a engagé diverses actions sur le scope 3 auprès de ses fournisseurs visant en particulier à l’identification des facteurs de contribution. En 2024, des questionnaires ont été envoyés aux fournisseurs du groupe dont l’empreinte carbone est la plus élevée pour faire le point sur leur trajectoire de décarbonation. 80 fournisseurs représentant une part significative de l’empreinte carbone du scope 3 amont d’Orano ont déclaré s’être engagés dans une démarche de décarbonation à l’horizon 2030 ou 2050. La plupart de ces fournisseurs ont également mis en œuvre au moins une autre action pour limiter leur impact sur l’environnement (respect de la biodiversité, utilisation de matières recyclées, de ressources renouvelables, recyclage des déchets…). Adapter ses activités au changement climatique La prise en compte du dérèglement climatique passe également par l’anticipation de son impact sur ses activités. L’adaptation au changement climatique fait partie des objectifs prioritaires du groupe et se matérialise notamment par des actions consistant à projeter des scénarios climatiques pour les différents sites, anticiper les éventuelles vulnérabilités et définir les actions d’adaptation à prévoir à court, moyen ou long terme. Ces actions sont regroupées au sein de plans d’adaptation au niveau des entités du groupe, qui font l’objet d’une revue annuelle par la gouvernance. Pour en savoir plus sur la stratégie Climat du groupe, voir Section 4.2.1. La prévention du risque de déversement accidentel chimique ou radiologique Description du risque Un déversement accidentel de substances dangereuses ou radioactives (incident environnemental, rupture de digue) peut causer un impact sur l’environnement. Prévention du risque Les risques de rejets et déversements accidentels de substances radioactives ou dangereuses dans l’environnement sont pris en compte au cours de toutes les phases de vie des installations (conception, réalisation, exploitation, arrêt d’activité et démantèlement). En application du principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable), une démarche de réduction des risques à la source est mise en œuvre (limitation de la dangerosité des substances utilisées, limitation des quantités stockées, etc.) quand cela est possible. Des dispositifs actifs de limitation des conséquences doivent être mis en œuvre et intégrés aux dispositifs de gestion des incidents. La prévention des risques de déversements accidentels est l’un des axes de travail sur lesquels les équipes sont mobilisées depuis plusieurs années. Afin de prévenir les déversements accidentels, les équipes opérationnelles : ● adoptent une approche proactive (des étapes de conception, à la construction jusqu’au suivi et à l’exploitation des installations) ; ● analysent et partagent les retours d’expérience des accidents potentiellement significatifs afin qu’ils ne se reproduisent plus ; et ● assurent une surveillance rigoureuse des installations.
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