Orano - Rapport annuel d’activité 2025 172 4 INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ Informations environnementales DÉFINITIONS UTILISÉES PAR ORANO Eau douce de surface : toutes les eaux intérieures sauf les eaux souterraines, les eaux de transition ou les eaux côtières, c’est-à-dire les eaux provenant de rivières, lacs, eaux pluviales recueillies, barrages, bassins, canaux, etc., librement accessibles depuis la surface. Eau souterraine : toutes les eaux se trouvant sous la surface du sol, prélevées via les puits de pompage et eau d’exhaure pour les activités minières. Les eaux d’exhaure sont issues du pompage des eaux dans les roches autour des galeries ou des fosses pour éviter leur ennoyage. L’origine des eaux utilisées pour nos processus industriels et miniers est multiple et varie selon les sites : eaux de surface (lacs, rivières, mer…), eaux souterraines (aquifères), eaux de dénoyage liées à l’extraction minière, eaux de recyclage industriel. Trois qualités d’eau sont susceptibles d’être utilisées en fonction des besoins : l’eau potable, l’eau sanitaire et l’eau industrielle. Ces catégories sont fixées conformément aux réglementations et recommandations en vigueur (réglementations nationales, régionales, OMS – Organisation mondiale de la santé), et à défaut, selon le type d’utilisation auxquelles elles peuvent se prêter. Selon la localisation des sites, la classification (qualité naturelle) des aquifères ne permet pas systématiquement de fournir des eaux potables. C’est notamment le cas pour les sites de Katco (Kazakhstan) et de Badrakh Energy (Mongolie), où des bouteilles ou bonbonnes d’eau potable sont en conséquence mises à disposition des collaborateurs. Eau, enjeu clé de demain Orano travaille depuis 2004 à la réduction de son empreinte environnementale incluant les enjeux relatifs à l’eau douce. Un groupe de travail dédié à la thématique est animé depuis 2021. L’objectif principal de ce groupe est de réduire puis stabiliser les consommations d’eau du groupe au plus juste besoin. En complément, le groupe a fait évoluer fin 2024 sa stratégie Biodiversité en stratégie Nature, intégrant pleinement les enjeux liés à l’eau. Cette dernière a été publiée en avril 2025 et est disponible sur le site internet du groupe. Concernant le volet eau, cette stratégie intègre d’ici à 2030 : ● l’évaluation annuelle de l’empreinte de nos activités au regard des ressources locales en eau (ex. : stress hydrique via l’outil « Aqueduc Water Risk Atlas ») ; ● la réduction de nos sources de pression en adoptant une consommation responsable et sobre, la prise en compte des meilleures technologies disponibles et des enjeux des écosystèmes, l’objectif d’inciter notre chaîne de valeur exposée aux risques hydriques à s’inscrire dans la sobriété ; et ● la collaboration avec les autres parties prenantes pour anticiper une concurrence sur les usages de l’eau en adoptant une approche par bassin-versant, la mise en place de projets de réduction, de recyclage et de réutilisation en fonction des enjeux. La politique HSE 2024-2026 d’Orano s’articule autour de quatre engagements. Deux d’entre eux contiennent des priorités d’action relatives à la thématique eau : ● la réduction de l’empreinte environnementale de nos activités sur plusieurs volets environnementaux dont l’eau mentionnée explicitement ; et ● le développement de démarches et outils innovants de prévention, de maîtrise des risques et de réduction de l’empreinte de nos activités. Cette politique est signée par le directeur général et son application est suivie par le directeur Sûreté, Santé, Sécurité et Environnement (HSE), membre du comité exécutif. Elle est accessible sur le site internet du groupe. La politique HSE et sa déclinaison concrète dans nos axes stratégiques relatifs à l’eau se sont inspirés des 53 mesures pour l’eau du ministère de l’Écologie, le guide pratique sur la gestion de l’eau par bassin-versant à l’intention des industries minière et Métallurgique de l’ICMM (International Council on Mining and metals) et du guide de l’eau de France Chimie. Prendre en compte les risques autour de la ressource en eau Le stress hydrique est une situation critique qui surgit lorsque les ressources en eau disponibles sont inférieures à la demande en eau. Au-delà du stress hydrique, le groupe travaille sur les zones à risque hydrique, dépendant seulement de la disponibilité. Orano n’a aucun site de production dans une zone exposée à un stress hydrique élevé ou extrêmement élevé. Toutefois, trois sites se trouvent en zone de risque hydrique selon l’outil « Aqueduc Water Risk Atlas » au Kazakhstan, en Namibie et en Mongolie. Orano Mining publie dans son rapport RSE 2024 l’analyse du risque hydrique et du stress hydrique de l’ensemble de ses implantations. Ces informations sont encore valables pour l’année 2025 et disponibles sur le site internet du groupe. La question de l’eau est également prise en compte dans l’analyse des risques physiques menée par le groupe (voir Section 4.2.1.2). Des actions autour de l’instrumentation, le recyclage et l’optimisation des procédés Les actions mises en place ces dernières années s’articulent autour des axes suivants : ● l’amélioration de l’instrumentation des réseaux d’eaux industrielles et potables, ainsi que la mise en place progressive d’un monitoring de la consommation. Elles permettent de réparer les réseaux fuyards dans les meilleurs délais pour limiter les surconsommations ; ● la rénovation pluriannuelle des réseaux ; ● l’optimisation des consommations dans les procédés industriels ; ● l’amélioration du recyclage (eaux de lavage, condensat, eaux industrielles) ; et ● la récupération des eaux pluviales. Les sites en exploitation consommateurs en eau partagent leurs bonnes pratiques au sein d’un groupe de travail Eau et ont des actions qui ont pour objet de réduire leur consommation : ● sur Katco, l’instrumentation des réseaux et le recyclage d’eaux industrielles ;
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