Orano - Rapport annuel d’activité 2025 151 INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ 4 Informations environnementales Hypothèses sous-jacentes à l’analyse Les risques de transition sont basés sur les scénarios STEPS et CPS de l’outlook 2025 de l’AIE, ainsi que sur des scénarios internes de prospectives. Les risques physiques sont évalués en tenant compte des aléas définis dans la norme E1 – AR11 si pertinents. Ils ont été analysés sur la base des scénarios d’émission RCP-4.5 et RCP-8.5, à l’horizon 2050 et au-delà si cohérent avec la stratégie industrielle. ALÉAS PRIS EN COMPTE DANS L’ANALYSE DES RISQUES PHYSIQUES Aléas pris en compte dans l’analyse des risques physiques Aléas liés à la température Aléas liés au vent Aléas liés à l’eau Aléas liés aux masses solides Chroniques ● Modification des températures (air, eau douce, eau de mer) ● Stress thermique ● Variabilité des températures ● Modification des régimes des vents ● Modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace) ● Variabilité hydrologique ou des précipitations ● Intrusion saline ● Élévation du niveau de la mer ● Stress hydrique ● Érosion du littoral ● Érosion des sols ● Solifluxion Aigus ● Canicule et vague de chaleur extrême ● Vague de froid/gel ● Feu de forêt ● Cyclones, ouragans, typhons ● Tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable) ● Tornade ● Sécheresse ● Fortes précipitations (pluie, grêle, neige/glace) ● Inondations (côtières, fluviales, pluviales, par remontée d’eaux souterraines) ● Submersion marine ● Canicules marines ● Glissement de terrain ● Affaissement lié au retrait gonflement des argiles (RGA) Aléas non pertinents pour les opérations d’Orano ● Dégel du pergélisol ● Acidification des océans ● Débordement des lacs glaciaires ● Avalanche ● Dégradation des sols 4.2.1.4 Un effort continu et renouvelé sur notre empreinte carbone Consciente de l’enjeu que constitue l’atténuation du changement climatique, la filière nucléaire réalise régulièrement des études de ses émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie. Les émissions associées au cycle du combustible constituent le plus gros poste d’impact carbone par kWh. La décarbonation des activités du cycle est ainsi un enjeu majeur en termes de compatibilité avec l’Accord de Paris et d’exemplarité. En plus d’être convaincu que le nucléaire peut jouer un rôle essentiel dans la transition énergétique vers une électricité bas carbone, Orano est engagé depuis 2004 dans un programme de réduction de ses propres émissions afin de contribuer à l’enjeu global de la neutralité carbone. Le plan de transition du groupe pour l’atténuation du changement climatique Ce plan de transition est présenté tous les ans au conseil d’administration dans le cadre de la présentation de la stratégie du groupe et de sa trajectoire financière. Concernant les émissions scopes 1 et 2 du groupe, les émissions scopes 1 et 2 market-based ont été réduites de 66 % entre 2004 et 2019. Fin 2024, le groupe a renouvelé son objectif de réduction de 25 % en 2030 vs 2019. Cet objectif est atteint à date mais le groupe est vigilant dans le cadre de l’augmentation de ses activités. Concernant les émissions scope 3 que le groupe étudie depuis 2020 et qui représentent 86 % des émissions totales du groupe, principalement en amont des activités propres du groupe, le groupe s’est fixé un objectif de moyen. Il vise que ses 80 fournisseurs les plus émissifs, représentant 50 % des émissions « achats de biens et de services » et « immobilisations », soient embarqués dans une trajectoire de décarbonation Les objectifs du groupe contribueront in fine à la baisse des émissions du kWh d’origine nucléaire (entre 4 gCO2/kWh selon l’analyse de cycle de vie EDF et 12 gCO2/kWh dans la littérature du GIEC).
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