Dans le cadre de la stratégie nationale bas-carbone et face aux enjeux climatiques, énergétiques et de souveraineté, la France a pris des engagements forts pour la filière nucléaire. La politique nationale de relance du nucléaire implique notamment de renouveler les infrastructures industrielles sur l’ensemble du cycle du combustible, de sa fabrication à son recyclage. C’est dans ce cadre que des études ont été lancées pour de nouvelles installations de traitement-recyclage et de fabrication de combustible MOX sur le site Orano la Hague, qui remplaceront à terme les installations existantes.
A ce stade très amont du projet Aval du futur, les principes suivants ont été retenus.
Le renouvellement de l’usine de traitement Orano la Hague, avec :
Cette nouvelle usine serait en mesure de traiter des combustibles usés « classiques » mais aussi des combustibles MOX et URE usés, préparant la fermeture du cycle à l’horizon de la fin du siècle.
La création d’un atelier de fabrication de combustible MOX, équivalent aux capacités actuelles de l’usine Melox située dans le Gard. Cet atelier de fabrication serait précédé d’un atelier d’entreposage de plutonium dédié à la réception du plutonium recyclé et sa distribution vers l’usine de fabrication de combustible Mox.
Ces installations seraient progressivement mises
en service à partir de 2038 et permettraient de projeter l’activité de traitement-recyclage au-delà de 2100. En parallèle, un programme de pérennité-résilience est mis en place pour prolonger
les usines actuelles de la Hague et de Melox au-delà de 2040.
Les nouvelles installations seraient entièrement construites dans les emprises actuelles du site Orano La Hague.